Les acteurs des technologies propres optimistes pour 2010 | |
| Datum | 06/01/2010 |
| Door | goedele |
| Type |
Energie, Europa, Persoverzicht, Technologie, Website
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par Dominique Pialot - 5 January 2010 - La Tribune
Soutenues par des investisseurs confiants, les perspectives sont au vert dans les cleantechs , avec toutefois des variantes selon les secteurs.
Un sondage ralis en fin d'anne par la banque d'investissement Jefferies auprs de 200 investisseurs, reprsentant 400 milliards de dollars (279.4 milliards d'euros) d'actifs, souligne leur optimisme concernant le secteur des cleantechs en 2010. Cet optimisme est fond sur leur confiance dans les politiques nationales et internationales favorables aux investissements verts , l'avnement de technologies de rupture, dont la voiture lectrique, ou encore l'acclration des investissements verts dans des secteurs traditionnels. Les nergticiens multiplient ainsi les ouvertures de fermes oliennes ou solaires et de centrales biomasse et mme les prototypes d'nergies marines ; les fabricants d'lectronique lancent des produits de plus en plus conomes en nergie et de nombreuses entreprises commencent rorganiser leurs chanes d'approvisionnement ou rnover leurs btiments pour diminuer leur consommation d'nergie.
tarifs trop levs
Refltant cet tat d'esprit, une tude de la socit d'analystes New Energy Finance, ralise il y a quelques mois, prvoyait que la totalit des investissements dans les cleantechs atteindrait 160 milliards de dollars (111,75 milliards d'euros) en 2010, pour 125 milliards (87.3 milliards d'euros) en 2009.
De l'avis des experts, le rsultat de Copenhague n'y change rien.
l'chelle internationale, Mickael McNamara, analyste spcialiste des nergies renouvelables chez Jefferies, prdit un avenir brillant l'olien la faveur de prix de rachat stables et d'une baisse du prix des composants et des cots de fonctionnement. Mais il se montre plus sceptique sur le solaire, entour ces prochains mois d'une grande incertitude, dont un risque de baisse des tarifs de rachat notamment en Allemagne.
D'ailleurs, en France, il est question d'abaisser ce tarif de 60 50 centimes par kilowattheure pour les installations intgres aux btiments industriels et commerciaux. Une dcision, si elle se confirmait, est approuve par Olivier Dupont, prsident du directoire de Demeter, socit de capital-investissement spcialise dans les cleantechs, qui juge les tarifs actuels trop levs. Pour lui, la grande question de 2010 en France sera la mise en place d'une filire de fabrication solaire intgrant la recherche franaise, sur un march domestique qui doit tre multipli par 15 pour atteindre les objectifs du Grenelle de l'environnement. En revanche, la complexit administrative et les rcentes modifications des taxes appliques l'olien dans l'Hexagone ne lui semblent pas de trs bon augure. Il se montre sceptique aussi sur la vitesse de dploiement du vhicule lectrique, un sentiment partag par Didier Laurens, responsable de la recherche sur les nergies renouvelables la Socit Gnrale. De faon globale, ce dernier observe la versatilit des investisseurs et la succession de bulles dans les cleantechs. Nous sommes sortis des bulles olienne et solaire, mais nous avons pu observer des valorisations excessives sur les batteries lithium-ion [qui quipent les vhicules lectriques, Ndlr]. Et de conclure : Pour les investisseurs en Bourse, les histoires sont dj connues ou hors de prix, mais il y a beaucoup faire dans les cleantechs pour le capital-risque ou le private equity.
Environ 160 milliards de dollars pourraient tre investis dans les cleantechs en 2010, contre 125 en 2009.
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